L’aventure scientifique et technologique est une histoire sans fin où toute nouveauté est un défi. Elle suscite des manifestations de refus et n’est acceptée qu’avec difficulté. Chaque découverte, qui relève de la nécessité, a ses risques, ses épisodes imprévisibles ainsi que ses bienfaits. Refuser la prise de risques qu’impose implicitement chaque avancée scientifique peut entrainer l’inaction par le refus d’innover et même conduire à renoncer à la croissance. Dans ce cas on est vite conduit à une crise sociale.

La connaissance atteint désormais tout le monde et génère une responsabilité collective. La science est devenue une partie intégrante sinon essentielle du développement et du comportement social. En ce sens la science a l’ardente obligation de projeter sa responsabilité dans ce que l’humanité pourrait devenir par elle demain. L’éthique de responsabilité s’impose à nous lentement par l’exigence communautaire.

Plusieurs grands scientifiques font un tour d’ensemble des crises qui agitent le monde. Les aléas climatiques, l’épuisement des ressources, les maladies émergentes, l’alimentation des hommes viennent s’ajouter aux crises financière, économique. Les crises font partie intégrante de la réalité du Monde, ils en soulignent les contradictions, les paradoxes, notent les espoirs et ouvrent le débat au cœur des 5èmes Tables Rondes de l’Arbois.

 

 

Alexandre Medvedowsky, Président du Technopôle

Yvon Berland, Président d’Aix-Marseille Université     

Jeanne-Marie ParlyRecteur, Président du CSI

Daniel Nahon, Professeur des Universités